QU’EST CE QUE LES SCIENCES DE L’ÉDUCATION ?
Les sciences dures :
Les sciences dures sont les sciences qui ont un champ, un objet, une méthode caractéristiques.
Les sciences dures s’appuient sur la méthode d’OHERIC :
- Observer : poser un regard sur le monde ;
- Hypothèse ;
- Expérience : utiliser des outils, rechercher ;
- Résultats ;
- Interprétation ;
- Conclusion.
Cette méthode est inductive, c’est à dire qu’elle est faite à partir d’une observation, d’un fait singulier pour construire une loi générale.
Les sciences dures se construisent à partir d’hypothèses, l’objet que l’on étudie est toujours extérieur à l’être humain.
Popper (épistémologue) a écrit la connaissance objective, et il y dit » l’hypothèse est le point de départ de la recherche scientifique, la question de science née dans la tête du chercheur et non dans l’observation de la nature. «
Il existe trois mondes :
- Le monde des objets et de l’état physique : c’est le monde de l’observation placé sur le primat de l’objectivité.
- Le monde des expériences subjectives et des états mentaux : ce monde est placé sur le primat de la subjectivité, et se défini avec le rapport de la connaissance.
- Le monde des contenus de la pensée objective : les quelles sont les résultantes de l’effort de construction intellectuelle. Ce monde est placé sur le primat de l’objectivation, c’est le monde des savoirs.
Kuhn a écrit la structure des révolutions scientifiques. Il a inventé la notion de paradigme. Un paradigme est le cas de penser qui défini la norme d’une recherche légitime dans un champ donné, à une époque donnée.
On parle de révolution lorsqu’il y a une succession de paradigmes. C’est la révolution qui fait le passage d’un paradigme à un autre, on parle de révolution copernicienne.
Les sciences de l’éducation :
La différence qu’il y a entre les sciences dures et les sciences de l’éducation, c’est que l’objet, dans les sciences de l’éducation, n’est pas extérieur à soi, l’objet est l’homme en activité.
La subjectivité du chercheur va interférer énormément dans son jugement. La difficulté est de ne pas projeter la conception que le chercheur a sur le sujet.
Le problème principal des sciences de l’éducation est de gérer la subjectivité. Dans les sciences dures, l’objet n’est pas inventé par le chercheur, alors que les sciences de l’éducation le chercheur est obligé d’inventer un objet, il y a donc besoin d’un modèle théorique.
Les sciences de l’éducation sont qualifiées de multi- référentiel. Elles sont aussi qualifiées de science bâtarde car elles s’appuient sur le fait qu’il y a un métissage. Le concept important des les sciences de l’éducation est l’altérité (c’est la rencontre des autres sciences qui va créer des transformations.)
Edgar Morin : a donner comme définition de l’homme la suivante : « c’est un système hyper complexe biopsycho- anthropologique »
L’éducation :
- C’est une institution sociale, en France il y a un système éducatif ;
- C’est le résultat d’une action (bien ou mal éduqué) ;
- Ce sont des processus de transformation, à tout âge de la vie ;
- C’est un ensemble de contenu de formation (curriculum).
D’un point de vue général, l’éducation est offerte à plus en plus de monde (obligation du système éducatif). Aujourd’hui le système éducatif n’est pas le seul système qui éduque.
L’éducation s’étend à tous les domaines humains et est entrée dans toutes les organisations humaines.
Domaines qui constituent les sciences de l’éducation :
- Histoire : il existe au moins trois histoires :
- Des idées → histoire des doctrines philosophiques sur lesquelles va se constituer le système de valeurs qui vont avoir une application dans un mode d’éducation donnée.
- Des mentalités → histoire en éducation physique : histoire des méthodes et des techniques d’éducation.
- Sociale → histoire des institutions qui constituent une société.
- Sociologie : elle devient sociologie de l’éducation : c’est l’étude de l’école dans la société mais aussi étude de l’école comme une société.
- Economie → qui va mesurer la rentabilité du système scolaire.
- Macro sociologie → analyse du système éducatif comme moyen de légitimer et de reproduire les pouvoirs de classes dominantes.
- Capitalisme
- Sociologie de l’inter personnalité → microsociologie → s’intéresse au processus de socialisation d’individu au cours des interactions sociales.
- Ethnologie → s’intéresse à l’étude des modes éducatifs qui existe dans les autres ethnies. Etudes menées sur la famille, dans des peuples éloignés de chez nous. Ces travaux prennent de plus en plus d’importance avec le phénomène d’immigration. Aujourd’hui, m’ethnologue entre dans les cités et s’intéresse à l’urbanisation et aux problèmes qu’on peut trouver dans la vie de tous les jours.
Il existe une science qui est l’ethnométhodologie qui représente l’ensemble des méthodes empiriques qu’on utilise pour communiquer entre nous ( analyse des codes, du langage du corps)
- Démographie scolaire : discipline qui étudie les conditions générales et locales de l’éducation → nombre d’études qui étudient les statistiques de l’entrée des âges à l’école, niveau scolaire : bon âge dans classe adaptée, type d’établissement fréquenté (public / privé) → dans certaines régions l’enseignement privé est plus important que le public (exemple : Bretagne).
- DEP = Direction d’Etude et Prospective : organisme d’Etat appartenant à l’éducation nationale qui est chargé de faire ces études démographiques. Celle-ci intéresse le patronat français car c’est le premier commanditaire de l’Etat. Aujourd’hui, le patronat en fonction des perspectives, des enjeux économiques français et mondiaux décide de développer tel ou tel secteur → on ne choisit pas notre vocation.
- Economie : dans le souci de déterminer les facteurs de croissance d’un Etat, les organismes qui s’occupent de cette étude sont :
- UNESCO (United Nation of Education Social et Culturel) qui s’intéresse aux problèmes d’économie, mise en relation d’un pays avec son pays et son éducation.
- OCDE (Organisation de Coopération et Développement Economique). Elles ont des programmes de recherche au niveau national et international. OCDE lance des programmes de recherches dans les équipes doctorales des sciences de l’éducation qui analyse les données statistiques → besoin de matière d’éducation.
- Sciences qui étudient les situations et faits d’éducation : discipline qui étudie les conditions de l’acte éducatif sous l’angle de la physiologie, de la psychologie et de la psychosociologie.
– Physiologie :
- Physiologie de l’éducation : étude de l’influence du fonctionnement physiologique sur l’action d’apprentissage → une étude physiologique montre que le manque de concentration est dû aux troubles alimentaires.
- Importance des règles de vie (on travaille mieux le matin)
- Lien entre croissance et système nerveux : on s’est aperçu que la maturation du système nerveux central a une influence sur la qualité de l’apprentissage. Tout comme la fatigue et le surmenage.
- Physiologie et architecture : étude qui s’intéresse à l’architecture scolaire (exemple : faculté d’écoute dans un amphi, s’il y a moins de résonance, de luminosité cela provoque plus de fatigue car on doit se contrer plus, le volume d’air est pensé en fonction d’étude physiologique pour que l’individu se fatigue moins.
- Physiologie de motricité : s’intéresse à la dyslexie dans l’apprentissage, analyse du fonctionnement de l’œil.
- Transformation du système scolaire donc de l’éducation : normes scolaires adaptées aux normes égalitaires, pas de différences sociales à l’école, tout le monde doit être pareil. Ce qui reste du système religieux scolaire se sont que toutes les fêtes scolaires sont des fêtes religieuses. On est rentré dans le système qui ne peut plus disparaître, c’est un système de raison car si on fait une faute c’est la notre, on ne peut plus incomber à personne d’autre.
– Psychologie de l’éducation : différents secteurs sont étudiés :
- Psychologie du langage : on s’intéresse à l’analyse du développement des pratiques langagières : le sociologue Bernstein, met en évidence deux types de langages : le formel et le commun.
Ce qui ont le langage commun ne comprenne pas le langage formel.
Le langage scolaire est difficilement prédictible car on utilise un langage que tout le monde puisse comprendre mais pas le langage de tous les jours. Le langage formel n’est pas stéréotypé : c’est un langage quotidien.
Le langage est excessivement important car on est constitué par celui-ci, Piaget dit « l’intelligence c’est du langage intériorisé » plus on parle avec précision, plus on est intelligent (l’enfant a besoin de parole pour se constituer)
La pratique langagière est au centre de l’apprentissage scolaire.
- Psychologie de l’apprentissage : psychologie cognitive qui s’intéresse au processus d’apprentissage qui étudie les modifications de système nerveux d’un individu confronté à la nécessité d’apprendre notamment dans un apprentissage moteur où il y a une implication directe entre la méthode d’apprentissage et la psychologie cognitive.
Piaget et Valon, psychologues de l’apprentissage s’intéressent au développement de l’intelligence et veulent connaître le stade d’évolution d’un enfant.
Un autre psychologue, Vygotski (Pensées et langages) s’est opposé à Piaget (Langages et Pensées chez l’enfant). Il a développé deux points de vue de la psychologie de l’apprentissage : la zone proximale de développement → si on veut apprendre quelque chose à quelqu’un, il faut lui apprendre quelques chose qu’il ne sache pas faire en lui montrant tout en étant proche de ce qu’il sait faire : ça remet en cause l’éducation.
- Psychologie de la motivation : étudie les besoins et les intérêts de l’individu, pour être motivé il faut avoir des motifs d’agir.
Effet de la motivation sur l’apprentissage rejoint l’idée des sens.
Relance du motif d’agir : attribution causale, estime de soi, nouveauté.
- Psychologie de groupe : s’intéresse aux interactions qui vont être observable dans un groupe : comportement fille /garçon, meneur de groupe,…
- Didactiques et théories des programmes : il faut distinguer didactiques et théories des programmes (qui pose la question de la conception des contenus d’enseignement), des pratiques d’enseignement (qui s’intéresse à l’action d’enseigner → monde de la praxis : praxologie d’enseignement)
Toutes les décisions didactiques vont être prises à partir de ce schéma.
La question des méthodes est de l’ordre de la pédagogie.
La didactique (du concret) va mettre en relation un concept du savoir avec la capacité d’apprentissage des élèves.
La pédagogie n’est pas un travail abstrait mais un travail de mise en relation avec l’élève → ce n’est pas une science car c’est quelque chose de sensitif, subjectif.
LES MODELISATIONS DE LA RELATION PEDAGOGIQUE
Définitions :
- Modèle :
C’est une représentation formelle d’un ensemble de phénomènes que l’on tente de cerner tant que son utilisation conduit à des prédictions exactes ou à des applications efficaces, le modèle garde son utilité.
Il y a des modèles maquettes, analogiques, mathématiques, schémas, d’enseignement.
- Modèle d’enseignement :
Lorsqu’un enseignant possède des centrations identifiables et un cadre qui les rationalisent, on peut dire qu’il possède un modèle d’enseignement. Les centrations identifiables peuvent s’appuyer sur des convictions ou des connaissances à propos des interactions sociales qui existent dans un groupe (sociologie, psychosociologie), sur des théories du traitement d’information, investit dans la compréhension des manières d’apprendre des élèves (psychologie de l’apprentissage et cognitive), sur des connaissances à propos du développement de la personnalité des élèves (psychologie clinique et expérimentale), sur les modifications comportementales (psychologie fonctionnalisme et constructiviste)
- Méthode :
C’est une organisation codifiée de techniques et moyens mis en œuvre pour atteindre un objectif. Codifier signifie que les parties du tout forment un ensemble cohérent, formalisé, et communicable, qui appliqué correctement produit toujours le même résultat. La méthode se différencie de la stratégie en tant qu’elle est une organisation de techniques et de moyens mis en œuvre pour atteindre un objectif qui n’est pas formalisé et communicable donc non codifiée. La stratégie est plus de l’ordre individuel. La méthode est une stratégie qui a réussi. La méthode est donc un savoir objectif, communicable, qui existe en dehors de l’individu parce qu’il est mis en mots.
Modèle d’Avanzini ( méthode pédagogique d’Avanzini) :
Avanzini : “Une méthode est une manière générale et appropriée à une discipline déterminée d’organiser la vie en classe, en fonction de la fin que l’on poursuit, de la structure de ce qu’on enseigne et de l’idée que l’on nourrit des écoliers. Selon les modalités complexes d’équilibre, elle intègre et articule toutes ces variables. Aucune ne peut être remise sans déstructurer l’ensemble.”
“Qu’elle émane d’une collaboration théorique, ordonnée, à les harmoniser, et à préconiser à partir d’elle des conduites didactiques, elle est nécessairement constituée de cette triangulation et subsume l’ensemble des démarches concrètes qui satisfont simultanément à ces trois séries d’exigence. ”
Fin que l’on poursuit → finalités
Structure de ce qu’on enseigne → nature des contenus programmés
Idée qu’on nourrit des élèves → représentations
- Finalité :
Choix d’une culture donnée, morale, axiologique. C’est un système de valeurs sociales majoritairement admises. C’est le système original d’éléments cognitifs et idéologiques. Le système des finalités est dynamogène c’est-à-dire qu’il stimule la pratique et l’inventivité de l’éducateur. Il est aussi régulateur car il fournit des normes pour apprécier les résultats obtenus.
- Nature des contenus programmes :
Elle tient compte des connaissances d’une époque donnée et des exigences de leurs acquisitions. Les exigences nécessitent la mobilisation de paramètres cognitifs. Les exigences d’acquisition en eps ne sont pas les mêmes qu’en mathématiques.
La nature des contenus programmés est directement reliée aux finalités.
- Représentations : que le formateur se fait des élèves :
La représentation est une forme de connaissance socialement élaborée et partagée ayant une visée pratique et concourant à la construction d’une réalité commune à un ensemble social. (définition de jodelet)
Les représentations renvoient aux notions anciennes d’attitudes et de croyances. Elles sont issues de champ social d’origine de l’individu et réapparaissent au moment des apprentissages comme une manière particulière de concevoir le monde dans lequel on vit, les autres avec lesquels on entretient et soit même avec l’image qu’on s’en fait de soi.
Il s’est construit par ses origines sociales une image et un modèle de ce qu’est un élève.
Avanzini s’aperçoit que les conflits de finalités de la société gênent le système éducatif.
Modèle d’Houssaye, le triangle :
Houssaye a écrit le triangle pédagogique en 1988. La situation peut-être définie comme un triangle composé de trois éléments :
Savoir, professeur, élève
Deux de ces éléments se constituent comme sujet tandis que le troisième doit accepter la place du mort ou à défaut de se mettre à faire le fou. La notion de sujet : le sujet est celui avec lequel dans une situation donnée, on peut entretenir une relation particulière. Il ne peut exister de sujet sans l’existence d’un autre qui le reconnaisse comme tel. Le sujet est le sujet d’une relation interactive.
Le savoir désigne les contenus disciplinaires c’est-à-dire l’ensemble des programmes et acquisitions attendues. L’élève renvoie au sujet qui apprend. Il existe divers exceptions de sujet sui apprend : éduqué, apprenant, formé. Il peut être agent, acteur ou auteurs de ces apprentissages.
Le professeur est celui qui détient les savoirs, qui sait, et a pour charge de les transmettre ; c’est un formateur, éducateur, maître, enseignant… C’est un spécialiste d’un savoir uni ou pluridisciplinaire et un praticien de la pédagogie de ce savoir.
Modèle de Chevallard :
Le modèle de Chevallard ne fonctionne pas comme le triangle de Houssaye. Les trois pôles travaillent ensemble, il constitue un système didactique.
- Savoirs savants :
C’est l’ensemble des savoirs élaborés par le monde scientifique. Les savoirs élaborés ne peuvent pas être enseigner en état.
Il y a des conditions de transmission et d’acquisition des savoirs.
- Transmission :
C’est transformer le savoir savant pour pouvoir l’enseigner, cela se fait par la transposition didactique.
- Acquisition :
Il faut avoir une connaissance des processus d’apprentissage dans un domaine souhaité.
- Contrat didactique :
C’est savoir comment faire pour relier intérêt des élèves et des professeurs.
Ce modèle a pour but de construire des contenus d’enseignement.
- La didactique :
La didactique s’intéresse au processus d’acquisition et de transmission des savoirs à propos d’une discipline donnée. Elle s’intéresse au mode d’élaboration et de fonctionnement des savoirs y compris dans leurs dimensions épistémologique et historique, ainsi qu’au mode d’élaboration et du fonctionnement de ces savoirs chez l’apprenant.
- L’épistémologie des savoirs savants :
C’est l’étude de la constitution de ces savoirs.
- Etude historique :
Un savoir est historiquement marqué, on ne découvre pas n’importe quel savoir à n’importe quel moment.
- Acquisition des savoirs :
Il faut le dépersonnaliser qu’il devienne universel, qu’il soit simplifier, découpé en parties, organisé de manière à être programmé et en faire de la publicité.
On enseigne pas son savoir mais la technique afin que l’élève construise son propre savoir.
Philosophie de l’éducation
I. Définition de l’éducation et théorie éducative :
- Pour Ulmann :
“L’éducation consiste en une action exercée par un être humain sur un autre, le plus souvent par un adulte sur un enfant pour permettre à l’éduqué d’acquérir certains traits culturels (savoir ou manière d’agir tant technique que moral) que les usages, le sentiment ou une conviction raisonnée sont considérés comme souhaitable.”
- La théorie éducative dans l’Antiquité :
L’éducation grecque consistait à aider l’enfant à devenir un homme, qui accomplit son essence ou ce qui revient au même tient dans le cosmos de la fonction qui lui appartient d’exercer.
Pour certains, l’éducation sert simplement à développer des dons. L’essence d’un être humain est ce qu’il possède au fond de lui. L’éducation pour les Grecs doit mener à une excellence particulière..
Pour les Grecs l’homme est essentiellement un être de « logos » (langage). Les Grecs au niveau éducatif ne s’intéressaient pas aux enfants car ils étaient dominés par leurs humeurs, mais s’intéressaient aux adolescents. L’enjeu de l’éducation pour les Grecs est de permettre aux enfants de sortir du monde de l’humeur et de rentrer dans le monde de la raison.
- Le passage de l’Antiquité à l’humanisme :
Le christianisme bouleverse les théories et les pratiques antérieures, le monde grec n’a alors plus de valeur. Maintenant c’est un seul dieu pour toutes les choses.
Pour le monde chrétien, la parole de Dieu devient la seule voie éducative. L’éducation chrétienne a pour vocation de préparer au salut de l’âme dans le respect et la parole de Dieu.
L’humanisme naît d’une révolte contre le théocentrisme moyenâgeux. Selon les humanistes, le christianisme n’exige pas que les apports de l’Antiquité soient rejetés. Ils refusent de discréditer la nature humaine.
L’humanisme a pour fonction de relier une certaine conception du religieux avec les conceptions moyenâgeuse.
L’humanisme va rétablir cette différence au monde antique tout en sauvegardant une référence au monothéisme. L’humanisme considère que l’homme est bon, différent de la religion chrétienne du fait du péché originel qui en tache la nature humaine.
L’homme se définit lui-même dans l’humanisme comme un être de nature, de raison et de société.
Pour Montaigne, la nature prédomine sur la nature et sur la société. Pour Loker, c’est la société qui domine sur la nature et la raison. Pour Descartes, c’est la raison qui prédomine.


