Chapitre 1 : De l’école vers un système éducatif
En quoi les évolutions du système éducatifs vont conditionner l’évolution de la discipline EP (finalités, pratiques) de 1880 à nos jours ?
Aujourd’hui, l’école est structurée autour de trois degrés d’enseignement :
- La maternelle et le primaire avec ses cinq classes
- Le secondaire avec ses deux cycles (le collège et le lycée)
- Le supérieur avec ses cycles (licences, master, doctorat)
En s’intéressant à la structuration du système éducatif et à l’évolution de l’EP dans l’école :
- Démocratisation : action de rendre démocratique c’est-à-dire accessible à tous un enseignement, une structure, une filière.
- « La démocratisation de l’enseignement a été l’objectif explicite de toutes les politiques scolaires depuis le front populaire (entre deux guerres) à l’exception de celle de Vichy » Antoine Prost = limiter les déterminismes sociaux
- « La démocratisation est le processus par lequel dans tel segment, la surreprésentation des enfants issu de la bourgeoisie diminue » Viviane Isambert = La notion de classe sociale va s’amoindrir
- Fin XIXème – 1945
Une école à deux vitesses, ségrégative pour une discipline éducation physique obligatoire mais en phase de généralisation.
- Des lois fondatrices
Loi du 10 avril 1867 : DURY
- Ouverture vers la gratuité de l’école (imposition spéciale par les communes afin d’aider la scolarisation des élèves impécunieux)
- Organisation de l’enseignement primaire féminin
Loi du 21 décembre 1880 : Camille SEE
- Organisation de l’enseignement secondaire des jeunes filles
Loi du 16 juin 1881 : Jules FERRY
- Gratuité de l’école
Loi du 28 mars 1882 : Jules FERRY
- Ecole obligatoire (de 6 à 13 ans) et laïque (volonté de neutralité)
- Organisation obligatoire du certificat d’études dans chaque département
Loi du 30 octobre 1886 : GOBLET
- Fixe l’organisation générale de l’enseignement primaire (3 degrés)
- Laïcité du personnel des écoles publiques (formation dans les écoles normales) autre que les prêtres
- Au début du XXème siècle : une école à deux vitesses
La totalité de l’école primaire couvre l’obligation scolaire
Les filières sont fonction de votre future place sociale (% à votre capital de naissance)
Ecole primaire publique : former un citoyen du peuple qui maitrise des savoirs élémentaires (lire, écrire, compte)
Secondaire publique : distinct pour les filles et les garçons. On apprend la culture générale et les humanités (latin, grec, philosophie).
Juxtaposition de deux ordres étanches entre eux au niveau :
- Du recrutement social
- Du type de connaissance transmises
- De la pédagogie adoptée
- De la formation des maîtres
- De l’administration
Dans l’ordre primaire public :
- On forme un citoyen du peuple, on lui enseigne des savoirs primaires : lire écrire compter
Dans l’ordre secondaire public : le BAC est l’aboutissement des études classiques qui permet d’accéder au grade des études supérieurs.
On enseigne des disciplines humanistes (latin, grecque et philosophie)
Les écoles primaires supérieurs : « enseignement intermédiaire » (Curnot) :
- Tantôt rattaché aux écoles publiques, tantôt aux collèges, dénigré
- Ecole Publique Supérieur (EPS) = adapter le système éducatif à l’essor des classes moyennes
- Formation centrée plus sur la technique que les humanités classiques (industrie, commerce, bâtiment, banque)
- Enseignement court de 3 ans permettant l’acquisition du brevet général donnant accès aux écoles normales
- Les enseignants des EPS et ceux des lycées ont le même certificat d’aptitude.
- Les années 20 : la naissance de l’idée de l’école unique
Trois tendances :
- Les compagnons de « l’université nouvelle » 1918
- Contre la ségrégation sociale
- Pour une société où chacun peut collaborer en fonction de ses aptitudes pour assurer des taches communes et ou la seule hiérarchie est celle du mérite et de l’utilité
- Paul LAPIE : réformateur cartésien
- Ecole fondée sur l’âge des élèves et le niveau des études
- Pour la conservation de l’enseignement secondaire classique tel quel
- Mais élargie à tous les français « pour un modèle d’école unique au service d’une culture supérieure et désintéressé.
- Les premières mesures concrètes sous le front populaire
Loi du 9 Aout 1936 : Jean ZAY
- Scolarité obligatoire jusqu’à 14 ans
- Unification de l’enseignement avec la suppression des classes élémentaires des lycées (effectif en 1960)
- Certificat d’étude : examen d’entrée en 6ème
- Harmonisation des programmes entre écoles primaires supérieurs et collège (passerelle possible d’une structure à l’autre)
Instructions officielles de 1938 préconisent
- L’observation attentive des élèves en épreuve
- L’adaptation pédagogique au différences qualitatives des élèves
- Livret d’orientation
- Une « pédagogie de l’étonnement »
En EPS sous le front populaire
Dans le primaire :
- 5 heures hebdomadaires
- Création du brevet sportif populaire en 1937 (inclus dans le brevet de fin d’étude
Dans le secondaire :
- Ouverture sur les loisirs (1/2 journée de plein air) et subvention des association sportives
½ journée de plein air, subvention pour les associations sportives pour aider aux activités
Dans la réalité, manque d’enseignants, pas assez de moyens, d’infrastructure
- Loi Carcopino : 1941 : des mesures paradoxales
Retour voulu en arrière sur la démocratisation structurelles avec :
- Supprime la gratuité du secondaire
- Supprime est EPS par leur intégration dans les collèges avaient pour objectif de préserver les collèges et les lycées de la concurrence « déloyale » que celles-ci représentaient pour ceux-là
CM = Collège Moderne
CC = Court Complémentaire
Une Ecole Primaire Supérieure sous Education Générale et Sportive
- Une volonté politique : une dimension utilitaire de régénération de la race
- Des programmes à part pour les filles, les filles ont une éducation générale et sportive à part car l’objectif de l’EGS c’est de développer leur rôle d’épouse et de mère.
- Une épreuve facultative au bac 1941
- Un recrutement accru d’enseignement (ENEP, CREGS, collège d’athlètes de Reims)
- Une entrée marquée du sport (démocratisation de l’EPS dans le sens d’une participation accrue des élèves aux leçons –> car il y a plus de maîtres)
- Jeu, exercice rythmique, travaux manuels, excursion plein air, secourisme
- 1945 : Un retour en arrière sur les structures et sur l’enseignement de l’EPS
Deux ponts possibles entre les deux systèmes :
- Le concours d’entrée en 6ème instauré en 1933
- Un système de bourse d’étude : deux caractéristiques de l’école de 1945
L’EPS en 1945
Il ne s’agit pas d’une « démocratisation uniforme mais d’une diffusion ségrégative des savoirs dispensés en EPS » ATTALI, ST MARTIN
- Une absence de choix (éclectisme)
- Une programmation
- Dans l’année
- En fonction de l’âge et du genre
- En fonction du groupe d’aptitude (données médicales)
- 1 : ce qui peuvent avoir une éducation physique normale et participer aux activités sportives durant la demi-journée de plein air et à l’AS
- 2 – 3 : groupes aménagés donc ne peuvent pas accéder aux formes d’initiation sportives (sans compétition)
- 4 : inaptes en éducation physique qu’on oriente vers le la gymnastique corrective
- Education physique d’utilité sanitaire
La situation à l’aube de 1945, les enjeux du changement
| L’évolution de la structure sociale | Les contextes des trente glorieusesL’idée de progrès et de promotion socialeLa croyance dans l’école comme assener socialDemande de scolarisation accrue |
| L’évolution économique | Nouvelles technologies : l’informatiqueUne augmentation de la technicité des emploisUne pénurie d’ouvriers et employeurs suffisamment qualifiés« Recruter des élites sur une base démocratiques » Antoine PROST |
| L’évolution démographique | La baby-boom |
| L’injustice sociale et géographique | Inégalités sociales : En 1958, les enfants d’ouvriers représentent :50% des effectifs des collèges d’enseignement technique30% des effectifs des cours complémentaires15% des effectifs des collèges et lycéesInégalités géographiquesLe taux de scolarisation était très variable à l’intérieur d’un département, entre les zones urbaines et zones rurales |
- 1945 – 1975
La démocratisation de l’accès à l’enseignement par la mise en place de l’école unique pour une éducation physique s’adressant à tous les élèves.
- Les transformations structurelles de l’écoles
PLAN LANGEVIN WALLON 1947
Héritage des conceptions de l’entre deux guerres :
- Structurel : l’école unique
- Pédagogie : l’école nouvelle
Tous les enfants d’une même classe d’âge dans une structure non différenciée jusqu’à 13 ans = démocratisation
Première ébauche d’une structuration horizontale du système scolaire non plus assujetti aux exigences de la division sociale du travail mais dorénavant proprement scolaire
En EPS : un besoin de généralisation de la discipline plus qu’une réelle démocratisation
REFORME BERTHOIN 1959
La réforme BERTHOIN :
- Scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans révolus (effectif en 1967)
- Fin des classes élémentaires des lycées et du concours d’entrée en 6ème
- Créer un cycle d’observation qui continue à faire partie intégrante de l’établissement dans lequel il est implanté
- Période commune d’observation réduite aux trois mois du premier trimestre
- Puis 7 sections ensuite dans le secondaire
- 3 classiques
- 2 modernes
- 2 techniques
- Collège d’Enseignement Général : nouveau nom du cours complémentaire dont la scolarité dure 4 ans
- Groupe d’Observation Dispersé dans les écoles primaires
REFORME CAPELLE FOUCHET 1963
Aux établissements à profit distinct se substituent des filières distinctes caractérisées par :
- Une pédagogie spécifique
- Un programme différent
- Un cours professoral différent
- Des débouchés différents
En EPS : sportivisation de l’EP = circulaire 1962
- Une EPS s’adressant à l’ensemble des élèves
- Une EPS déterminée par un contrôle médical sur les possibilités individuelles pour l’accès à une pratique sportive intense ou de compétitions
- La « mise sous contrôle de l’Etat » de l’EPS
- Volonté de scolarisation des contenus par une uni formation des contenus : gym construite et gym fonctionnelle
- Epreuve au bac obligatoire en 1959 fortement sportive, ce qui introduit la sportivisation de l’EPS
- IO 1959 : impact de l’état sur les contenus, les inspecteurs veulent une EPS qui parle à tous le monde et non pas basé sur le sport
Entre 62 et 67 introductions des 7 familles d’APSA
Et LOI HABY 1975
- Par fusion des CES et CEG qui deviennent collèges
- Par suppression des filières dans les collèges
- Le passage devient automatique de l’école au collège
Les premiers items du changement
- Demande des modalités d’adaptation professionnelle
- Des actions de soutien pour les élèves
- Appréciation des aptitudes et acquisition des connaissances
Par la suite les structures scolaires n’ont plus évolué. L’école unique a pour but la méritocratie et la possibilité de choisir ce qu’on veut faire 🡪 massification du nombre d’élèves en collège et en lycée. Ce qui va poser des problèmes pédagogiques, en effet il va y avoir une hétérogénéité de l’engagement moteur donc une adaptation de la pédagogie pour donner un enseignement pour tous. On a donc une démocratisation quantitative qui entraîne une modification qualitative.
L’architecture scolaire a une fonction éducative. Par diffusion des CES et EG, qui deviennent les collèges, par suppression des filières dans les collèges. Le passage devient automatique de l’école au collège.
En EPS, quelle démocratisation de la discipline ? Deux analyseurs ATTALI et ST MARTIN « essai d’analyse quantitative de la démocratisation de l’EPS »
- Le nombre d’enseignants d’EPS en exercice
- Le nombre d’élèves scolarisés
Entre 1948 et 1958
- Le nombre absolu d’enseignants d’EPS augmente, le taux d’encadrement suit une progression inverse (tous les élèves n’ont pas accès à l’éducation physique car il n’y a pas assez d’enseignants) = problème de rythme d’évolution.
- L’affectation prioritaire des enseignants dans les zones urbaines
- La nature des établissements (classes aisées, favorisées)
En 1959, BERTHOIN : recrutement d’enseignants, nouveaux statuts, capacité, encadrement double nettement insuffisant
La démocratisation de l’EPS reste une difficulté récurrente entre 1945 et 1981 :
- Une autre façon de comprendre les Centre d’Animation Sportives (CAS) et Section d’Animation Sportive (SAS) (prolongation de ce qui se faisait en éducation physique mais pas par des encadrants diplômés pour démocratiser les pratiques) : seule la présence d’un enseignant face à une classe d’élèves oriente les politiques éducatives, dans les CAS et SAS ce sont des entraîneurs qui donnent les cours.
- Pour pouvoir sélectionner les meilleurs élèves afin de pouvoir augmenter le niveau sportif sur le plan international. Ce qui amène un problème de cohérence par rapport à l’EPS
- Ouvrage de MARSENACH : « évolution des séances d’EPS de 1965 à nos jours : quelques tendances »
Autour de 1965 : démocratiser signifie « faire accéder tous les élèves à des pratiques sportives », adaptation des pratiques sociales par une mise en forme de « cycles de pratique » pour former des citoyens capables de comprendre le monde dans lequel ils vivent et capables d’agir sur lui… 🡪 devenir acteur du monde associatif et sportif.
1967 textes qui donne 7 familles : mais les profs utilisent plus les activités athlétiques et ? car ils sont plus formé pour ça et moins pour les autres familles, de plus il y a un manque d’infrastructure.
Autour de 1975 : démocratiser correspond à élargir les APS pratiquées par les élèves pour créer les conditions permettant à chaque élève de trouver une voie de réussite (pour contrecarrer le problème de l’échec scolaire)
🡪 Faire accéder tous les élèves à ces contenus + la démocratisation « au jour le jour » des contenus de l’EPS (pratiquer d’autres pratiques que les 3 d’origine qui était Gym-Athlétisme-Natation).
- CM2 : 13.01.2020
- Problématique privé-public
C’est un problème ancien qui date des origines de l’école (séparation Etat-Eglise). Les politiques misent en place depuis cette époque vont favoriser et défavoriser l’enseignement confessionnel (religieux). Ces allers-retours suivent une alternance politique Droit (favorise) et Gauche (défavorise). 🡪 le privée.
C’est une volonté républicaine qui a suivi un rythme, favorisant l’enseignement privé, avec une politique de droite et une politique de gauche avec l’implication de l’enseignement public.
Sous vichy on va autoriser les religieux, alors qu’au niveau de l’état c’est compliqué et l’état va subventionner des écoles privées. C’est le moyen de favoriser l’instruction des enfants.
Sous la IV ème république qu’on va voir une libération mais plutôt la Vème république, avec G. DeGaule ou la loi DEBRE va ressortir (décembre 1959), établi les rapports entre l’état pour le financement de l’état.
Loi DEBRE : Etablir un financement public de l’enseignement public, en contrepartie de quoi l’état se réserver le droit d’exercer son contrôle sur ces institutions.
Le fait que le caractère propre de l’institution soit d’ordre confessionnel ou non de n’entre pas en ligne de compte.
Les contrats d’associations permettent le salaire, les charges sociales et les dépenses et pour les contrats simples l’état va prendre uniquement le salaire et les charges sociales.
Les états sous contrat doivent préparer les élèves aux diplômes et examens selon les programmes nationaux.
Pourquoi cette loi debré est pensée et soutenue ? Car on souhaite favoriser l’enseignement tout en le contrôlant.
Tout établissement qui solicite un contrôle de l’état doit respecter les cadres des programmes de l’enseignement public. Cette loi assurant un financement permet une unification des classes d’âges, en préparant les élèves aux examens. On ne peut pas dire qu’il y a une réelle école ou tout le monde fait les mêmes choses.
1971 : On va accentuer ce point de vue, poids des établissements privés en reconnaissant un besoins scolaire reconnue. Ne va pas parvenir, mais en 1977 va encore renforcer l’existence des établissements publics.
Mais pourquoi, cette loi DEBRE qui était une étape ne parvient pas avec les loi qui suivent qui vont stabiliser les relations entre les établissements et l’état ?
1984 : LOI ALLAIN SABARY : Obliger une armonisation entre établissements privé et public autour de la notion de projet d’établissements.
Les allers retours
- Sous la IIème République (1870 1940) : La loi du 12 juillet 1875 organise la liberté de l’enseignement supérieur. Différentes lois sont sorties sur la laïcité de l’enseignement primaire
- Sous le régime de Vichy : La loi du 3 septembre 1940 autorise à nouveau les congrégations à enseigner (1905 : séparation église et état dans les affaires politiques et de l’éducation pour sortir les jeunes filles de la position). Subvention de 400 millions aux écoles libres (écoles privées mais subventionnée par état)
- Sous la IVème république (1946 1958) : La libération les partisans de l’enseignement libre ne parvient pas à faire inscrire la liberté de l’enseignement dans la constitution (enseignement privé alors limité dans son expansion)
- La loi Debré (31 décembre 1959) sur les rapports entre l’état et les établissements privés :
Permettre le financement public de l’enseignement privé en contrepartie de quoi l’Etat se réserve le droit d’exercer un contrôle sur ces institutions (nature des contenus transmis correspondent aux valeurs de la république pour assurer une équité de la formation
Si établissement privé ne sollicite aucun financement public, l’établissement « hors contrat » « ils font « ce qu’ils veulent »
2 types de contrats : le contrat simple et le contrat d’association
Les établissements sous contrat doivent préparer les élèves aux diplômes et examens selon les programmes nationaux. Les maîtres y sont rémunérés par l’Etat à raison des diplômes qu’ils possèdent.
Les évolutions
- 1 juin 1971 : loi pérennisant les contrats simples de la loi Debré
- 29 novembre 1977 loi Guermeur : renforce la spécificité des établissements sous contât et augmente la participation financière de l’état aux dépenses de fonctionnement (on augmente ce type d’établissement)
- Loi du 22 mai 1984 : Alain Savary n’impose pas l’intégration des établissements privés mais une harmonisation entre les établissements publics ou la notion de projet d’établissement se substitue à celle de caractère propre. Lorsque l’on passe le CAPEPS (établissement public) , on peut soit passer ça soit le capep (établissement privé).
🡺 Pourquoi les établissements privés restent ? C’est plutôt une question de carte scolaire (1963) qui sectorisent les établissements des élèves. Sectorisation, famille on peut de choix dans les établissements afin de permettre aux familles d’affecter les enfants dans un établissement. De plus, la notion d’orientation est imposé par les résultats des enfants à l’école, mais aussi des aptitudes (conseils de classes, responsable pédagogie). Les établissements privé vont jouer une plus grande autonomie falicitant la réussite des enfants et pédagogiquement les établissements privés sont focalisé sur l’industrie, la compétition, cette idée de performance, rendement séduisant les parents voyant une possibilité pour l’école un progrès social.
- 12 juin 1992 : Accords de Lang et Cloupet sur le financement par l’état du fonctionnement des classes sous contrat d’association (s’assurer de la qualité de l’enseignement)
Pourquoi la bascule de 1975 ?
La problématique de l’échec scolaire… qui n’est pas nouvelle. Entre cette démocratisation de l’accès à l’enseignement, la problématique du privé qui ne sera plus quantitative mais aussi qualitative. On va organiser cette mise en système :
Avec la mise en place de l’école unique, on se retrouve confronté rapidement à l’échec scolaire :
- Jusqu’à la période d’entre 2 guerres l’échec scolaire n’existe pas vraiment. L’idée de sélection naturelle prévaut. Les enfants ne sont pas scolarisés et si on échoue c’est du à cette sélection naturelle.
- Vichy, réalisation d’une enquête nationale, avec une réflexion ou on peut développer les aptitudes des élèves, sur « le niveau intellectuel des enfants d’âge scolaire » enquête conçut en 1936.
- L’échec scolaire s’explique par des facteurs individuels affectifs ou familiaux on n’envisage pas des facteurs sociaux à ce phénomène, lié à la famille, aussi à la structure scolaire elle-même.
« Le cas normal, c’est de redoubler »
1956, près d’un enfant sur quatre redoublait le CM2
1961-62 53,2% de redoublements
1966, 4 enfants sur 10 des élèves achevaient leur scolarité sans aucun redoublement
1976-77 38,5%
- L’école unique = visualisation des inégalités sociales face à la réussite scolaire et sociale
- L’école endosse une nouvelle fonction : « réussite pour tous »
1974 : Situation social qui devient délicate :
(Pourquoi le maintien de ses deux établissements, quels enjeux : problèmes religieux, social, pédagogiques ?
Dans les années 1980, l’enseignement catholique est faible. Le rôle la religion est un souci social. 1863 : la carte scolaire induit une sectorisation géographique qui impose un établissement de rattachement selon le lieu d’habitation. Mais cette carte sociale est parfois compliquée pour les parents qui sortent alors leurs enfants des établissements publics pour ne pas avoir d’établissement imposé, l’orientation scolaire selon les résultats d’une filière (géré par les institutions scolaires). Il y a de nombreux problèmes pédagogiques avec l’arrivée massive des enfants du baby-boom qui génère beaucoup d’échec scolaire. L’idée que les établissements privés seraient plus efficaces, plus compétitifs et avec une meilleure réussite se répand. Ce système crée de l’échec scolaire et le chômage augmente. Les parents sont donc inquiets pour l’avenir de leurs enfants et les mettent donc dans des établissements privés.
La bascule en 1975 : la problématique de l’échec scolaire
Jusqu’à la période de l’entre deux guerres, l’échec scolaire n’existait pas. L’idée de sélection naturelle prévaut (dont aptitude pour l’intellect car on ne poursuit pas si on a pas l’aptitude obligation scolaire 14 ans).
Sous Vichy
Enquête nationale sur le niveau intellectuel des enfants d’âge scolaire. En 1936 selon les aptitudes, l’échec scolaire s’explique par des facteurs individuels, affectifs ou familiaux. On n’envisage pas des facteurs sociaux à ce phénomène. Le cas normal c’est de redoubler (au moins la moitié redouble)
L’école unique favorise la visualisons des inégalités sociales face à la réussite scolaire et sociale. L’école va donc endosser une nouvelle fonction « réussite pour tous ». Ce slogan va orienter toutes les politiques éducatives.
Démocratisation quantitative et qualitative Vision quantitative puis qualitative à partir de 1975 en réorganisant l’enseignement pour favoriser la réussite de tous selon Antoine Prost.)
- 1975 – 2019 : Démocratisation de l’enseignement par la différenciation des proposition scolaires pour une EPS plus éducative :
La démocratisation de l’enseignement par la différenciation des propositions scolaires pour une EPS plus éducative, scolarisant ses pratiques au service de chacun.
- Diversification des structures
- La prise en compte des différences :
La loi du 2 mars 1982 : Gaston Deferre : Tenir compte de la diversification des différences scolaires, de leurs spécificités.
- Déconcentration : transferts des compétences administratives avec maintien de la subordination hiérarchique (la coordination en EPS)
Mouvement qui démarre depuis la V eme république, avec un palier supplémentaire avec des responsabilités aux acteurs locaux (enseignant EPS), en leur demandant d’être force de proposition. C’est le cas de la coordination de l’EPS, elle existe depuis 1962 mais à partir de 1982 le professeur qui est chargé de ça va représenter le chef d’établissement dans un certains nombres d’activités et va proposer de solutions. On est sous autorité hiérarchique du chef d’établissement.
- Décentralisation : création des centres de décision indépendant jouissant d’une certaine autonomie (construction du projet pédagogique en EPS).
Dotation horaire globale établie par le chef d’établissement et votée par le conseil administratif. Responsabilisation des enseignants d’EPS ils sont obligé de suivre les programmes mais ils sont libres dans la forme de leurs cours. Collectivités qui gèrent les finances des écoles primaires, conseil général qui gère les finances des collèges et ce sont les régions qui gèrent les finances des lycées.
Chaque établissement peut mettre en œuvre à sa façon les programmes EPS.
- DHG (dotation horaire globale) : Chef d’établissement en a la responsabilité par exemple de l’utilisation des heures par exemple lors d’un CA.
- Loi du 22 juillet 1983 : Création des EPLE
EPLE : Etablissement Publics et Locaux d’Enseignement (EPLE) et passant sous la responsabilité des municipalités pour les écoles primaires, des départements et des conseils généraux pour le collège et des régions et conseils régionaux pour les lycées. On transfère la responsabilité aux acteurs locaux, les écoles primaires dépendent des choix de mairies, collège et lycée ce sont les conseils généraux, le département, les régions… On est sous un format de démocratisation plus qualitative, on a une dotation et les établissements sont responsables des fonds de chaque élève.
🡺Il y a donc une véritable gestion locale de l’enseignement. Création des ZEP (Zone d’Education Prioritaire) (circulaire du 1 septembre 1981) pour un but moins d’égalité et plus d’équité : donner à ceux qui ont le moins (discrimination positive).
L’idée que pour assurer l’égalité des chances de tous les élèves il faut donner la même chose à tous à l’idée que pour obtenir l’égalité face à la scolarité il faut donner plus à ceux qui ont le moins. (Plus de CPE, aide aux devoirs, Aide Personnalisé, accueillir les familles…). L’idée est de financier plus et de donner des moyens afin de créer des équités entre tous, pour faire autant réussir ceux-ci que les autres.
Une sélection et une adaptation au public incontournable au public.
- Loi du 10 juillet 1989 : Loi Jospin sur l’orientation de l’éducation
« Donner aux élèves le sens du travail individuel ou de groupe de la vie collective et association de la responsabilité et de l’engagement qui conditionne la réussite scolaire et la formation de la personnalité de chacun » (élève au centre du système éducatif).
Le regard va se déplacer du contenu d’enseignement aux élèves. Vouloir de former des citoyens autonome, responsables, l’AS l’initiative et l’élève est au centre de l’éducatif.
- Association sportive du collège doit favoriser l’initiative et la prise de responsabilité des élèves
- Aide entraide coopération solidarisé responsabilité…
🡪 Plan de l’organisation structurelle des établissements :
- Projet d’établissements (différents selon les caractéristiques de chaque établissement) mise en œuvre des objectifs et des programmes nationaux) « celui-ci définit les modalités particulières de mise en œuvre des objectifs et des programmes nationaux ». Textes de cadrages du contexte pour orienter les interventions des professeurs et leurs types de pédagogie.
Outils très fort de cette loi d’orientation, décentralisé.
Développer des sorties théâtres, des voyages scolaires, cinéma… / La découverte de milieu professionnel (intégration, animation)
- Bassin de formation (réunissant plusieurs établissements pour organiser l’orientation des élèves et qu’ils trouvent sa voie dans un secteur avoir de tout sans avoir à changer de secteur zone géographique). Pour amener les élèves vers leur projet professionnel
- 80% classe âge au bac (quantitative) OBJECTIF FIXE par la loi.
Plan pédagogique :
- Recentrage sur l’élève et son processus d’apprentissage avec la loi Jospin de 1989, précédé par l’idée du tutorat (rapport Legrand).
La focal n’est plus qu’est ce qu’on enseigne mais comment on l’enseigne et comment les élèves se l’approprient.
- Influence institutionnelle :
- Dans les IO de 1985, dans la 1ère partie di texte le mot élève ou synonyme revient à douze reprises : volonté de placé l’élève au centre du texte, et en conséquence, d’affirmer que les élèves est au centre de l’action éducative. Ouvrir les champs des apprentissages.
- Dans les programmes, 6ème – 1996 l’item « interventions pédagogiques particulières et les actions de soutien
- Influence pédagogique : Discours de Médard Bertone sur les motivations de l’élève et l’autonomie. Les équipes d’enseignants en EPS prennent en charge les programme à travers des projets pédagogique (système d’évaluation et sanction, fonctionnement de l’AS).
Les équipes d’enseignants d’EPS doivent prendre en charge :
- 1- leurs programmes d’enseignement à travers le projet pédagogique EPS
- 2- leurs systèmes d’évaluation
- 3- le fonctionnement de l’AS


